Il revient au galop!
C'est ce qu'ils disent... Et ils ont tellement raison!
Moi qui écrivais "Même pas peur" dans mon dernier billet...
Dire que j'ai peur, aujourd'hui, serait un énorme euphémisme. Dès que je pense au marathon, ça me prend, j'ai tellement peur que je pleurerais.
Les méga papillons.
Samedi matin, avant d'aller courir un petit 30 minutes (30 minutes, on s'entend! Une mini course!), je grignotais mon bagel en silence dans ma cuisine et ça ne passait pas super bien. Ça goûtait le carton et j'avais le coeur qui battait un peu vite. J'ai compris que le stress venait de me gagner. Ma belle assurance, partie! Mes "Non, j'ai pas peur, j'ai juste tellement hâte!" aussi!
Il y a des personnes gentilles près de moi qui me disent que c'est normal... Que c'est pas rien, un marathon, et que ça fait peur à tout le monde...
Ce qui me sauve, c'est que je suis tellement contente d'aller à Vancouver! :) Je m'en vais chez mon amie Cat que je n'ai pas vue depuis longtemps, je vais visiter la ville, je prends un petit congé du bureau! J'ai tellement hâte!!!
J'essaie de penser à ça plutôt qu'à la course.
Côté course, je peux dire que mon entraînement s'est très bien passé. J'ai complété les 13 semaines du plan et n'ai manqué que 3 ou 4 entraînements des 52 prévus à l'horaire. Je n'ai mal nulle part, même pas de courbatures. Mon pied tient le coup et le genou qui a fait des siennes à Hamilton semble collaborer.
Mon objectif? Terminer le 42,2 km avec la tête haute et le sourire!
Je vous tiens au courant!
Envoyez-moi des ondes, les athlètes!
mardi 30 avril 2013
mercredi 10 avril 2013
Billets d'avion : check!
Ça se rapproche de plus en plus!
Je m'entraîne depuis 10 semaines. Je me suis inscrite officiellement. Mon amie Cat m'attend. (Ouais, c'est un des points forts du voyage, je vais visiter ma copine qui s'est exilée à Vancouver il y a quelques années!)
Il restait pas mal juste l'étape de réserver mes vols.
Est-ce que j'ai un peu procrastiné là-dessus? Ça se peut... Est-ce que ça a quelque chose à voir avec le fait que, tant que cette étape n'était pas franchie, le marathon restait un peu flou et un peu moins épeurant? Ça se peut aussi!
J'ai quand même fait une grande coureuse de moi cette semaine et j'ai réservé mon avion!
Et devinez quoi?
Même pas peur!!! :)
Je me suis surprise à ne pas ressentir un effroi grandissant pendant que je finalisais ma transaction. Je n'ai pas peur : J'ai hâte!!!
Je suis stressée, c'est sûr! J'espère tellement que ça va bien se passer!
Mais j'ai surtout hâte! À partir de demain, je commence le compte à rebours. Il ne me reste plus que 10 "vraies" courses à effectuer (je ne compte pas les petites sorties de 5-6 km de la semaine avant le marathon) et j'aurai terminé mon plan d'entraînement!
Une grosse course de 180 minutes dimanche puis, ensuite, je vais réduire la cadence.
180 minutes dimanche? Ça ne m'énerve même pas!
Franchement, je n'ai aucune idée de ce qui m'arrive...
A+ les athlètes! :)
Je m'entraîne depuis 10 semaines. Je me suis inscrite officiellement. Mon amie Cat m'attend. (Ouais, c'est un des points forts du voyage, je vais visiter ma copine qui s'est exilée à Vancouver il y a quelques années!)
Il restait pas mal juste l'étape de réserver mes vols.
Est-ce que j'ai un peu procrastiné là-dessus? Ça se peut... Est-ce que ça a quelque chose à voir avec le fait que, tant que cette étape n'était pas franchie, le marathon restait un peu flou et un peu moins épeurant? Ça se peut aussi!
J'ai quand même fait une grande coureuse de moi cette semaine et j'ai réservé mon avion!
Et devinez quoi?
Même pas peur!!! :)
Je me suis surprise à ne pas ressentir un effroi grandissant pendant que je finalisais ma transaction. Je n'ai pas peur : J'ai hâte!!!
Je suis stressée, c'est sûr! J'espère tellement que ça va bien se passer!
Mais j'ai surtout hâte! À partir de demain, je commence le compte à rebours. Il ne me reste plus que 10 "vraies" courses à effectuer (je ne compte pas les petites sorties de 5-6 km de la semaine avant le marathon) et j'aurai terminé mon plan d'entraînement!
Une grosse course de 180 minutes dimanche puis, ensuite, je vais réduire la cadence.
180 minutes dimanche? Ça ne m'énerve même pas!
Franchement, je n'ai aucune idée de ce qui m'arrive...
A+ les athlètes! :)
lundi 11 mars 2013
Mes produits incontournables de coureuse coquette
Depuis quelque temps, plusieurs personnes me contactent pour me demander des conseils.
Ça m'impressionne un peu d'être devenue une "vraie" coureuse et une référence aux yeux de certains mais j'ai décidé de partager à l'avenir sur mon blogue quelques conseils qui m'ont été utiles et de vous donner les tuyaux que j'ai découverts au fil du temps!
Dans cette optique, j'irai ce soir avec un billet très superficiel! J'ai décidé de vous présenter quelques-uns de mes produits fétiches de coureuse qui tient à être en forme mais pas au détriment d'une peau douce et soyeuse! ;)
Premier produit : Newskin
http://newskinproducts.com/
Vraiment pas le plus glam des produits de ma salle de bain mais de loin un des plus nécessaires! Newskin, c'est un pansement liquide qui fait des miracles pour les pieds des marathoniennes. On s'entend... Quand on voit mes pieds dans des sandales, on les trouve normaux. Quand on regarde ma plante de pieds, c'est plus particulier! J'ai plus de surface d'ampoules que du surface de peau, je pense... Et d'après les coureurs que je côtoie, ça semble généralisé, même si on a beau essayer tous les trucs! Newskin, c'est mon meilleur ami! Ça fait tellement mal, quand on l'applique, ça sent le diable... mais quel plaisir! Et le merveilleux de l'affaire, c'est que vous pouvez repartir sans aucune douleur après l'avoir appliqué sur une ampoule coriace!
Deuxième produit : Le stick lèvres réparateur de Roc Enydrial
http://www.roc.fr/fiche-produit/stick-levres-reparateur
LE baume à lèvres!!!
Je les ai tous essayés, j'en ai une tonne mais le seul que je remets tout le temps, c'est le stick lèvres de Roc. Parce que courir l'hiver, c'est vraiment dur pour les lèvres qui se dessèchent en un rien de temps et qu'après, c'est l'enfer de les ramener à un résultat potable. J'en mets chaque soir avant de dormir et avant chaque course et bingo! Rebonjour, douceur!
Troisième produit : les sels d'Epsom
J'adore prendre des longs bains. Après la course, c'est mon sport favori! On m'a récemment fait connaître les bienfaits des sels d'Epsom, qui aident beaucoup à la détente et à la récupération après une longue course. Je confirme que ça joint l'utile à l'agréable! Du moins, depuis que j'utilise les sels d'Epsom, je ne sais plus ce que sont les courbatures... Assez magique! En plus, c'est bon pour la peau et j'en ai trouvé à la camomille qui sentent tellement bon! Le bonheur!
Quatrième produit : la lotion Polysporin
http://www.polysporin.ca/fr/p-itch
Bon. Puisqu'on est dans les confidences : j'ai les tibias secs.
Aucune idée pourquoi! Sur le devant des tibias, c'est très localisé, j'ai la peau incroyablement sèche. Je pense que c'est parce que, quand je cours, je fends l'air... ;)
Bref, c'est n'importe quoi!
Comme, dans la vie, j'ai la chance d'avoir une maman qui s'inquiète pour moi, cette maman qui s'inquiète s'est un peu tannée de me voir avec les jambes rouge vif et m'a acheté de la crème rafraîchissante Polysporin. Oooooohh! La merveille!!! Super bon pour la peau, ça soulage en un rien de temps et ça enlève la sécheresse. C'est bon pour ma peau sensible mais j'imagine que ça ferait aussi parfaitement l'affaire pour les problèmes de frottement avec certains vêtements! À mettre dans tout sac de course!
Cinquième produit : l'huile sèche corporelle d'Avène
http://www.eau-thermale-avene.fr/corps/soins-quotidiens/soins-essentiels-corps/huile-corporelle
Moins extrême que la crème Polysporin mais nécessaire pour conserver ma peau d'une douceur légendaire. J'adore l'huile sèche et j'aime beaucoup celle d'Avène! Un peu longue à pénétrer dans la peau, j'ai découvert comme truc de l'appliquer avant la douche et non après! L'eau chaude, bizarrement, rince l'huile mais permet à une bonne quantité de pénétrer la peau. Sinon je l'applique avant d'aller dormir et ça donne des résultats assez prodigieux! Un incontournable pour dorloter nos petits corps qui avalent tant de kilomètres d'asphalte...
Bon bichonnage, les athlètes!
Ça m'impressionne un peu d'être devenue une "vraie" coureuse et une référence aux yeux de certains mais j'ai décidé de partager à l'avenir sur mon blogue quelques conseils qui m'ont été utiles et de vous donner les tuyaux que j'ai découverts au fil du temps!
Dans cette optique, j'irai ce soir avec un billet très superficiel! J'ai décidé de vous présenter quelques-uns de mes produits fétiches de coureuse qui tient à être en forme mais pas au détriment d'une peau douce et soyeuse! ;)
Premier produit : Newskin
http://newskinproducts.com/
Vraiment pas le plus glam des produits de ma salle de bain mais de loin un des plus nécessaires! Newskin, c'est un pansement liquide qui fait des miracles pour les pieds des marathoniennes. On s'entend... Quand on voit mes pieds dans des sandales, on les trouve normaux. Quand on regarde ma plante de pieds, c'est plus particulier! J'ai plus de surface d'ampoules que du surface de peau, je pense... Et d'après les coureurs que je côtoie, ça semble généralisé, même si on a beau essayer tous les trucs! Newskin, c'est mon meilleur ami! Ça fait tellement mal, quand on l'applique, ça sent le diable... mais quel plaisir! Et le merveilleux de l'affaire, c'est que vous pouvez repartir sans aucune douleur après l'avoir appliqué sur une ampoule coriace!
Deuxième produit : Le stick lèvres réparateur de Roc Enydrial
http://www.roc.fr/fiche-produit/stick-levres-reparateur
LE baume à lèvres!!!
Je les ai tous essayés, j'en ai une tonne mais le seul que je remets tout le temps, c'est le stick lèvres de Roc. Parce que courir l'hiver, c'est vraiment dur pour les lèvres qui se dessèchent en un rien de temps et qu'après, c'est l'enfer de les ramener à un résultat potable. J'en mets chaque soir avant de dormir et avant chaque course et bingo! Rebonjour, douceur!
Troisième produit : les sels d'Epsom
J'adore prendre des longs bains. Après la course, c'est mon sport favori! On m'a récemment fait connaître les bienfaits des sels d'Epsom, qui aident beaucoup à la détente et à la récupération après une longue course. Je confirme que ça joint l'utile à l'agréable! Du moins, depuis que j'utilise les sels d'Epsom, je ne sais plus ce que sont les courbatures... Assez magique! En plus, c'est bon pour la peau et j'en ai trouvé à la camomille qui sentent tellement bon! Le bonheur!
Quatrième produit : la lotion Polysporin
http://www.polysporin.ca/fr/p-itch
Bon. Puisqu'on est dans les confidences : j'ai les tibias secs.
Aucune idée pourquoi! Sur le devant des tibias, c'est très localisé, j'ai la peau incroyablement sèche. Je pense que c'est parce que, quand je cours, je fends l'air... ;)
Bref, c'est n'importe quoi!
Comme, dans la vie, j'ai la chance d'avoir une maman qui s'inquiète pour moi, cette maman qui s'inquiète s'est un peu tannée de me voir avec les jambes rouge vif et m'a acheté de la crème rafraîchissante Polysporin. Oooooohh! La merveille!!! Super bon pour la peau, ça soulage en un rien de temps et ça enlève la sécheresse. C'est bon pour ma peau sensible mais j'imagine que ça ferait aussi parfaitement l'affaire pour les problèmes de frottement avec certains vêtements! À mettre dans tout sac de course!
Cinquième produit : l'huile sèche corporelle d'Avène
http://www.eau-thermale-avene.fr/corps/soins-quotidiens/soins-essentiels-corps/huile-corporelle
Moins extrême que la crème Polysporin mais nécessaire pour conserver ma peau d'une douceur légendaire. J'adore l'huile sèche et j'aime beaucoup celle d'Avène! Un peu longue à pénétrer dans la peau, j'ai découvert comme truc de l'appliquer avant la douche et non après! L'eau chaude, bizarrement, rince l'huile mais permet à une bonne quantité de pénétrer la peau. Sinon je l'applique avant d'aller dormir et ça donne des résultats assez prodigieux! Un incontournable pour dorloter nos petits corps qui avalent tant de kilomètres d'asphalte...
Bon bichonnage, les athlètes!
jeudi 28 février 2013
Je suis inscrite!!!
Ça faisait un petit bout que j'en parlais un peu autour de moi, même si c'était encore officiellement un secret...
Je m'entraîne depuis 5 semaines dans le but de courir le marathon de Vancouver le 5 mai prochain!
Ce soir, j'ai reçu un courriel qui disait qu'il ne restait que 500 places! C'est vraiment pas beaucoup, il fallait que je me dépêche! J'ai cliqué... J'ai respiré un grand coup et je me suis inscrite!!!
Comme ça, 30 secondes, et c'était fait! Et soudainement, ça devient vrai! Peu importe que je me préparais pour ça depuis déjà un un moment. Je restais dans ma confortable incertitude. Maintenant, je ne peux plus reculer. Je vais courir encore une fois 42,2 km!!!
Et soudainement, ça vient avec l'inscription, j'ai peur!!!
Ça fait que je ne vous écrirai pas un très long billet, ce soir... Je dois absolument me commander des souliers neufs, me commander des gels, des nouveaux bas, prendre rendez-vous en physio, en masso, lire sur la nutrition des coureurs, regarder le parcours, revoir mon plan d'entraînement musculaire, faire mon sac pour aller au gym demain... Peut-être aussi respirer un peu pour essayer de me calmer... S'il me reste du temps!
Bonne soirée, les athlètes!
Je m'entraîne depuis 5 semaines dans le but de courir le marathon de Vancouver le 5 mai prochain!
Ce soir, j'ai reçu un courriel qui disait qu'il ne restait que 500 places! C'est vraiment pas beaucoup, il fallait que je me dépêche! J'ai cliqué... J'ai respiré un grand coup et je me suis inscrite!!!
Comme ça, 30 secondes, et c'était fait! Et soudainement, ça devient vrai! Peu importe que je me préparais pour ça depuis déjà un un moment. Je restais dans ma confortable incertitude. Maintenant, je ne peux plus reculer. Je vais courir encore une fois 42,2 km!!!
Et soudainement, ça vient avec l'inscription, j'ai peur!!!
Ça fait que je ne vous écrirai pas un très long billet, ce soir... Je dois absolument me commander des souliers neufs, me commander des gels, des nouveaux bas, prendre rendez-vous en physio, en masso, lire sur la nutrition des coureurs, regarder le parcours, revoir mon plan d'entraînement musculaire, faire mon sac pour aller au gym demain... Peut-être aussi respirer un peu pour essayer de me calmer... S'il me reste du temps!
Bonne soirée, les athlètes!
mercredi 27 février 2013
Réfléchir, c'est (parfois) mal
Hier, selon mon plan, je devais courir un total de 55 minutes, avec deux périodes d'intervalles de 5 minutes rapides.
J'étais triste en partant parce que j'avais oublié ma montre GPS. Je ne voulais pas aller courir sur le tapis roulant encore une fois, il faisait trop beau, alors j'ai pris mon iPhone avec l'application mapmyrun et je suis partie.
L'ennui, avec le iPhone, c'est que ça ne court pas très bien avec ça à la main, donc je dois le mettre dans ma poche. Résultat, je peux voir moins facilement et moins souvent la vitesse à laquelle je cours et la distance parcourue que lorsque je cours avec ma montre.
Au moins, l'application a une fonction intéressante : elle permet de faire jouer de la musique et, à chaque 5 minutes, une voix me dit la distance que j'ai parcourue.
Je courais et le premier 5 minutes est passé. J'avais parcouru 0,95 km...
Hein?!
Ça se peut pas, je ne cours pas si vite, moi!
10 minutes : 1,92 km.
OK, il doit y avoir un bogue avec mon application, c'est bon à rien. Ça dit que je cours à 5:05 du kilomètre... Naaaaaaan...
Ainsi de suite jusqu'à ce que je me rende à un point que je sais parfaitement situé à 3 km de mon bureau. Le téléphone disait que j'avais parcouru... 3 km. ... En à peine plus de 15 minutes.
Moi?!? Sarah?!? 3 km en 15 minutes?!?
J'ai fini par courir 10,52 km en 55 minutes très exactement, pour une vitesse moyenne de 5:13 du kilomètre.
C'est plus de 11 km/h ça!!! C'est vite!!!
J'étais tellement fière!!! Si je n'avais pas porté de cache-cou, vous auriez vu tout un sourire satisfait sur mon visage!!! Je suis rentrée au bureau les bras dans les airs en sautillant, je me suis dépêchée de trouver la première personne que j'ai pu pour lui dire : "T'sais pas quoiiiiiiiii?"
Le "problème" avec cette fameuse course, c'est que je n'ai même pas forcé. Je n'étais pas plus essoufflée que d'habitude, je ne ressentais pas de fatigue, je courais à la vitesse que je trouvais la bonne sur le moment...
C'est assez éloquent quand on pense à l'impact du cerveau sur la performance. Du moins, moi, ça m'a fait réfléchir sur l'impact négatif de trop penser performance lorsqu'on court. Normalement, quand je cours à 5:13, je me dis : "Hiiiiii, je cours à 5:13!!! Je vais être fatiguée, je ne serai pas capable de tenir cette vitesse-là longtemps..."
Hier, je courais à 5:13 mais je ne le savais pas. Je ne pouvais pas regarder ma montre aux dix secondes (ouais, je fais ça...) pour analyser ma performance...
Hier, courir, c'était pas mal plus facile que d'habitude.
Peut-être que c'est une coïncidence. Peut-être que les planètes étaient alignées pour que ce soit ma journée d'exploit sportif de l'année... Peut-être que quelqu'un avait mis quelque chose de particulier dans mon café, hier matin...
C'est sûrement ce que je vais me dire demain, en courant avec ma montre!
Bonne course, les athlètes!
J'étais triste en partant parce que j'avais oublié ma montre GPS. Je ne voulais pas aller courir sur le tapis roulant encore une fois, il faisait trop beau, alors j'ai pris mon iPhone avec l'application mapmyrun et je suis partie.
L'ennui, avec le iPhone, c'est que ça ne court pas très bien avec ça à la main, donc je dois le mettre dans ma poche. Résultat, je peux voir moins facilement et moins souvent la vitesse à laquelle je cours et la distance parcourue que lorsque je cours avec ma montre.
Au moins, l'application a une fonction intéressante : elle permet de faire jouer de la musique et, à chaque 5 minutes, une voix me dit la distance que j'ai parcourue.
Je courais et le premier 5 minutes est passé. J'avais parcouru 0,95 km...
Hein?!
Ça se peut pas, je ne cours pas si vite, moi!
10 minutes : 1,92 km.
OK, il doit y avoir un bogue avec mon application, c'est bon à rien. Ça dit que je cours à 5:05 du kilomètre... Naaaaaaan...
Ainsi de suite jusqu'à ce que je me rende à un point que je sais parfaitement situé à 3 km de mon bureau. Le téléphone disait que j'avais parcouru... 3 km. ... En à peine plus de 15 minutes.
Moi?!? Sarah?!? 3 km en 15 minutes?!?
J'ai fini par courir 10,52 km en 55 minutes très exactement, pour une vitesse moyenne de 5:13 du kilomètre.
C'est plus de 11 km/h ça!!! C'est vite!!!
J'étais tellement fière!!! Si je n'avais pas porté de cache-cou, vous auriez vu tout un sourire satisfait sur mon visage!!! Je suis rentrée au bureau les bras dans les airs en sautillant, je me suis dépêchée de trouver la première personne que j'ai pu pour lui dire : "T'sais pas quoiiiiiiiii?"
Le "problème" avec cette fameuse course, c'est que je n'ai même pas forcé. Je n'étais pas plus essoufflée que d'habitude, je ne ressentais pas de fatigue, je courais à la vitesse que je trouvais la bonne sur le moment...
C'est assez éloquent quand on pense à l'impact du cerveau sur la performance. Du moins, moi, ça m'a fait réfléchir sur l'impact négatif de trop penser performance lorsqu'on court. Normalement, quand je cours à 5:13, je me dis : "Hiiiiii, je cours à 5:13!!! Je vais être fatiguée, je ne serai pas capable de tenir cette vitesse-là longtemps..."
Hier, je courais à 5:13 mais je ne le savais pas. Je ne pouvais pas regarder ma montre aux dix secondes (ouais, je fais ça...) pour analyser ma performance...
Hier, courir, c'était pas mal plus facile que d'habitude.
Peut-être que c'est une coïncidence. Peut-être que les planètes étaient alignées pour que ce soit ma journée d'exploit sportif de l'année... Peut-être que quelqu'un avait mis quelque chose de particulier dans mon café, hier matin...
C'est sûrement ce que je vais me dire demain, en courant avec ma montre!
Bonne course, les athlètes!
jeudi 21 février 2013
Premier demi-marathon de 2013
Samedi dernier, j'ai couru mon premier 21,1 km.
Je dois avouer que c'était loin d'être la performance du siècle. J'imagine que le froid et l'équipement d'hiver n'y étaient pas étrangers mais... C'est un peu long, mine de rien, un demi-marathon?
C'est un peu plate, aussi? L'été, pour les longues distances, je vais loin! Je prends la piste cyclable, le joli sentier près de la rivière, ça passe vite! Mais l'hiver, quand ce n'est pas déneigé, le temps devient un peu long à faire toutes les rues de mon quartier selon chaque quadrilatère...
Quand même, j'étais fière! Je suis toujours impressionnée, après chaque sortie, de voir que je peux parcourir toute cette distance en courant!
N'empêche qu'un prochain marathon, ça m'angoisse drôlement.
Je ne sais pas si je suis la seule coureuse à vivre la préparation à un marathon de cette façon mais je me vois dans un perpétuel état de doute...
J'ai déjà couru un marathon. Je le sais, je m'en souviens! Je me souviens aussi que j'étais fâchée contre moi le lendemain parce que je n'étais même pas un peu courbaturée.
Mais quand je pense sérieusement à courir un prochain marathon, on dirait que je ne m'en souviens plus tant que ça...
J'ai encore aussi peur que la première fois. Combien ça en prend, des marathons, avant qu'on se croie vraiment capable d'y arriver?
Est-ce qu'on arrive à ce stade-là ou est-ce que ça fait toujours peur, parce qu'il faut regarder la chose en face, parcourir 42,2 km à pied, c'est quand même un effort assez considérable?
Est-ce que le fait que je sache maintenant ce que c'est, de se blesser par malchance le jour où il ne fallait surtout pas que ça arrive, alimente ma peur? Probablement...
Pour l'instant, l'entraînement se passe bien! Je me concentre là-dessus et je touche du bois!
Bonne nuit, les athlètes!
Je dois avouer que c'était loin d'être la performance du siècle. J'imagine que le froid et l'équipement d'hiver n'y étaient pas étrangers mais... C'est un peu long, mine de rien, un demi-marathon?
C'est un peu plate, aussi? L'été, pour les longues distances, je vais loin! Je prends la piste cyclable, le joli sentier près de la rivière, ça passe vite! Mais l'hiver, quand ce n'est pas déneigé, le temps devient un peu long à faire toutes les rues de mon quartier selon chaque quadrilatère...
Quand même, j'étais fière! Je suis toujours impressionnée, après chaque sortie, de voir que je peux parcourir toute cette distance en courant!
N'empêche qu'un prochain marathon, ça m'angoisse drôlement.
Je ne sais pas si je suis la seule coureuse à vivre la préparation à un marathon de cette façon mais je me vois dans un perpétuel état de doute...
J'ai déjà couru un marathon. Je le sais, je m'en souviens! Je me souviens aussi que j'étais fâchée contre moi le lendemain parce que je n'étais même pas un peu courbaturée.
Mais quand je pense sérieusement à courir un prochain marathon, on dirait que je ne m'en souviens plus tant que ça...
J'ai encore aussi peur que la première fois. Combien ça en prend, des marathons, avant qu'on se croie vraiment capable d'y arriver?
Est-ce qu'on arrive à ce stade-là ou est-ce que ça fait toujours peur, parce qu'il faut regarder la chose en face, parcourir 42,2 km à pied, c'est quand même un effort assez considérable?
Est-ce que le fait que je sache maintenant ce que c'est, de se blesser par malchance le jour où il ne fallait surtout pas que ça arrive, alimente ma peur? Probablement...
Pour l'instant, l'entraînement se passe bien! Je me concentre là-dessus et je touche du bois!
Bonne nuit, les athlètes!
dimanche 10 février 2013
Semaine 2 : terminée
Une belle course de 16 km aujourd'hui!
Il faisait soleil, pas trop froid, le temps idéal pour sortir (enfin!!!) pour ma longue sortie du dimanche!
Ça m'a fait un bien fou! (Est-ce que je vous ai déjà dit que, le tapis roulant, j'haïs ça???)
Ah que j'étais heureuse de courir dans mon quartier avec un paysage qui change au lieu de l'éternel mur du gym...
Pour une fois depuis longtemps, je courais et j'avais l'impression que c'était la bonne chose à faire. Que j'étais à la bonne place au bon moment.
Cerveau à off, le corps qui se défonce, l'énorme fierté d'être capable de parcourir ces kilomètres sur mes deux jambes sans m'arrêter... Vraiment, ça fait du bien!
N'empêche que, commencer un plan d'entraînement marathon en plein coeur de l'hiver, ce n'est pas une mince affaire. Je me rends compte que c'est beaucoup plus dur de me motiver si je compare à l'année dernière où j'ai commencé un plan d'entraînement alors que le printemps s'amenait.
Le froid, c'est un facteur crucial. La pluie, le vent, la grêle, passent encore mais le froid, pour moi c'est un gros frein. Ça affecte à la fois les performances, le plaisir de courir et la motivation pour sortir. La pluie, par exemple, c'est un peu achalant parce que c'est moins agréable d'être mouillée de la tête aux pieds et d'avoir le mascara qui coule mais, dans les faits, ça n'empêche rien côté performance et ce n'est pas désagréable au point que je ne veuille pas sortir.
Le froid, ça c'est un vrai problème! Et quand il survient au début d'un plan d'entraînement, quand je ne suis pas à mon top niveau de performance, ça fait un beau poison pour miner ma motivation... Il faut que je me parle, si vous saviez!
Heureusement, il y a l'orgueil. La petite voix qui me dit : "Hey! T'as dit que tu commençais un plan, tu commences un plan! Ferme-la et mets tes souliers!"
J'vais dire comme ils disent : Si c'était facile, tout le monde le ferait!
Let's go, les athlètes!
Il faisait soleil, pas trop froid, le temps idéal pour sortir (enfin!!!) pour ma longue sortie du dimanche!
Ça m'a fait un bien fou! (Est-ce que je vous ai déjà dit que, le tapis roulant, j'haïs ça???)
Ah que j'étais heureuse de courir dans mon quartier avec un paysage qui change au lieu de l'éternel mur du gym...
Pour une fois depuis longtemps, je courais et j'avais l'impression que c'était la bonne chose à faire. Que j'étais à la bonne place au bon moment.
Cerveau à off, le corps qui se défonce, l'énorme fierté d'être capable de parcourir ces kilomètres sur mes deux jambes sans m'arrêter... Vraiment, ça fait du bien!
N'empêche que, commencer un plan d'entraînement marathon en plein coeur de l'hiver, ce n'est pas une mince affaire. Je me rends compte que c'est beaucoup plus dur de me motiver si je compare à l'année dernière où j'ai commencé un plan d'entraînement alors que le printemps s'amenait.
Le froid, c'est un facteur crucial. La pluie, le vent, la grêle, passent encore mais le froid, pour moi c'est un gros frein. Ça affecte à la fois les performances, le plaisir de courir et la motivation pour sortir. La pluie, par exemple, c'est un peu achalant parce que c'est moins agréable d'être mouillée de la tête aux pieds et d'avoir le mascara qui coule mais, dans les faits, ça n'empêche rien côté performance et ce n'est pas désagréable au point que je ne veuille pas sortir.
Le froid, ça c'est un vrai problème! Et quand il survient au début d'un plan d'entraînement, quand je ne suis pas à mon top niveau de performance, ça fait un beau poison pour miner ma motivation... Il faut que je me parle, si vous saviez!
Heureusement, il y a l'orgueil. La petite voix qui me dit : "Hey! T'as dit que tu commençais un plan, tu commences un plan! Ferme-la et mets tes souliers!"
J'vais dire comme ils disent : Si c'était facile, tout le monde le ferait!
Let's go, les athlètes!
mardi 5 février 2013
Allo? Dame Nature?
On gèle!!!
J'entame la 2e semaine de mon nouveau plan d'entraînement et il fait tellement froid que je n'ai pu faire qu'une des 4 courses prévues la semaine dernière à l'extérieur. J'ai fait les 3 autres sur le tapis roulant, au gym, et tout le monde sait que le tapis et moi, on n'est pas vraiment copains...
J'ai beau adorer courir dehors et détester le tapis roulant (ce dernier me donnant l'impression d'être un hamster qui court dans sa roue, j'en ai déjà parlé dans un billet précédent), j'ai tout de même dû me résigner à courir à l'intérieur. Dame Nature dépasse la limite de mon endurance, depuis quelques jours! Jusqu'à -10, -15, ça va mais plus froid que ça, je trouve que c'est chercher la misère.
L'air glacial me fait mal quand il passe à chaque inspiration (malgré mon très seyant cache-cou de course), ma peau est d'un rouge pas trop rassurant quand je rentre même si je suis habillée convenablement pour braver le froid, mes cils du haut et du bas collent ensemble à cause de l'humidité... C'est n'importe quoi.
Ça fait un début d'entraînement un peu moyen! Disons que je retrouve la joie des longues courses mais qu'elle est très amoindrie par le déplaisir et l'ennui du tapis roulant.
Et comme si le froid ne suffisait pas, on dirait que le karma a décidé de se joindre à Dame Nature pour me faire la vie dure... J'ai perdu mon petit iPod de course!!! :(
Imaginez...
Courir sur le tapis...
Sans musique...
Y en aura pas d'facile, qui disent, hein???
Courage, les athlètes!
J'entame la 2e semaine de mon nouveau plan d'entraînement et il fait tellement froid que je n'ai pu faire qu'une des 4 courses prévues la semaine dernière à l'extérieur. J'ai fait les 3 autres sur le tapis roulant, au gym, et tout le monde sait que le tapis et moi, on n'est pas vraiment copains...
J'ai beau adorer courir dehors et détester le tapis roulant (ce dernier me donnant l'impression d'être un hamster qui court dans sa roue, j'en ai déjà parlé dans un billet précédent), j'ai tout de même dû me résigner à courir à l'intérieur. Dame Nature dépasse la limite de mon endurance, depuis quelques jours! Jusqu'à -10, -15, ça va mais plus froid que ça, je trouve que c'est chercher la misère.
L'air glacial me fait mal quand il passe à chaque inspiration (malgré mon très seyant cache-cou de course), ma peau est d'un rouge pas trop rassurant quand je rentre même si je suis habillée convenablement pour braver le froid, mes cils du haut et du bas collent ensemble à cause de l'humidité... C'est n'importe quoi.
Ça fait un début d'entraînement un peu moyen! Disons que je retrouve la joie des longues courses mais qu'elle est très amoindrie par le déplaisir et l'ennui du tapis roulant.
Et comme si le froid ne suffisait pas, on dirait que le karma a décidé de se joindre à Dame Nature pour me faire la vie dure... J'ai perdu mon petit iPod de course!!! :(
Imaginez...
Courir sur le tapis...
Sans musique...
Y en aura pas d'facile, qui disent, hein???
Courage, les athlètes!
lundi 28 janvier 2013
Demain, je repars!
Demain, mardi 29 janvier, je débuterai officiellement un nouveau plan d'entraînement marathon!
J'ai pris le plan du Marathon de Montréal, enlevé les semaines prévues pour la mise en forme pour ne garder que l'entraînement spécifique et j'ai adapté les dates! Comme le Marathon de Montréal est en septembre, leur plan commence plus tard en saison alors que moi, je vise en courir un au début du mois de mai... Lequel? On va se garder un peu de mystère, pour l'instant... Faites vos devinettes! :)
Ça donne ceci :
Mes vitesses R1, R2 et R3 seront respectivement : 6:00/km, 5:40/km et 5:00/km
Quand j'ai imprimé ma feuille, tout à l'heure, j'avoue que je suis restée un peu perplexe... Un test au demi-marathon dans 3 semaines?!? C'est un peu ambitieux, monsieur l'entraîneur!
Mais finalement, pourquoi pas! Tant qu'à s'entraîner pour un marathon, autant ne pas le faire à moitié!
Alors, let's go la Pink Machine!
À demain, les athlètes!:)
dimanche 13 janvier 2013
Ça va aller. J'ai couru, aujourd'hui.
Deux phrases qui résument à merveille plusieurs de mes journées.
C'est vrai, quoi, parce que j'ai beau traverser la vie avec un optimisme inébranlable et être, en très grande majorité du temps, de très bonne humeur, il y a toujours des petits événements qui surviennent et qui, on dirait, tentent de nous miner le moral.
C'est souvent en pensant à ces petits aléas de la vie que je pars courir. Les quinze premières minutes, j'y pense. Je retourne la situation dans ma tête, de tous les côtés, je me demande ce que j'aurais dû faire, ou dire, ou ne pas faire, ou ne pas dire, et bla bla bla et... Ouais... Il fait beau, aujourd'hui, quand même... Ça sent un peu le printemps... C'est le fun, je n'ai pas eu besoin de mettre mes crampons à glace, aujourd'hui... La cadence est bonne, j'ai déjà 3 km de courus... Oh! Un oiseau... Tiens, je vais tourner ici, je passe moins souvent dans cette rue-là... ... 5 km... Ça va bien.... La cadence est bonne... Respire 1-2 Expire 1-2-3, Respire 1-2 Expire 1-2-3, Respire 1-2 Expire 1-2-3...5.5 km... La cadence est bonne... Respire 1-2 Expire 1-2-3...
Et ainsi de suite! Après une quinzaine de minutes, c'est très rare que je pense encore à quelque chose qui me chicote. Je suis passée, sans m'en rendre compte, en mode observation (et en mode mathématiques, ça je ne m'en sors pas, voir un billet précédent!) et, au fil des kilomètres, mon cerveau va passer au stade, infiniment plus agréable et quasi-médidatif du "ici-et-maintenant". Je ne pense qu'à mettre un pied devant l'autre, à respirer, et je suis bien.
Quand on atteint ça et après la course, c'est impossible de mal filer!
Je vois souvent des items pour coureurs avec le slogan "Running : Cheaper than therapy". Je ne sais pas si je considère que la course est ma thérapie mais je dois tout de même me rendre à l'évidence et admettre que la stabilité de ce qu'il y a entre mes deux oreilles est fort probablement influencée positivement par la quantité de kilomètres d'asphalte que je dévore. Ces temps-ci, je me compare beaucoup, côté équilibre mental... Et franchement, je suis assez fière de moi. En fait, je crois que c'est ça, le bénéfice numéro 1 de la course. La fierté. Je suis fière de ce que j'accomplis, de chaque kilomètre que j'accumule, d'être aujourd'hui officiellement une marathonienne, et ça se répercute sur le reste de ma vie, parce que je suis fière de moi, de ce que je suis.
Alors donc, aujourd'hui, j'ai couru 10 km. Premier 10 km de 2013. Sous la pluie et il ne faisait vraiment pas très chaud... J'ai croisé des gens qui me regardaient avec l'air de penser que je devais vraiment aimer ça, la misère et j'ai croisé quelques coureurs qui, eux, affichaient le même sourire béat que j'affichais moi-même. Avouez, les coureurs! On est tous comme ça! 10 km quand il fait beau, c'est bien, mais on est tellement contents de pouvoir dire "Hey, j'l'ai fait!" quand on rentre après être sortis courir par un temps de canard!
Ouais... La course, ça rend fier de soi. Mais ça rend peut-être, un petit peu, intense... ;)
A+ les athlètes!
C'est vrai, quoi, parce que j'ai beau traverser la vie avec un optimisme inébranlable et être, en très grande majorité du temps, de très bonne humeur, il y a toujours des petits événements qui surviennent et qui, on dirait, tentent de nous miner le moral.
C'est souvent en pensant à ces petits aléas de la vie que je pars courir. Les quinze premières minutes, j'y pense. Je retourne la situation dans ma tête, de tous les côtés, je me demande ce que j'aurais dû faire, ou dire, ou ne pas faire, ou ne pas dire, et bla bla bla et... Ouais... Il fait beau, aujourd'hui, quand même... Ça sent un peu le printemps... C'est le fun, je n'ai pas eu besoin de mettre mes crampons à glace, aujourd'hui... La cadence est bonne, j'ai déjà 3 km de courus... Oh! Un oiseau... Tiens, je vais tourner ici, je passe moins souvent dans cette rue-là... ... 5 km... Ça va bien.... La cadence est bonne... Respire 1-2 Expire 1-2-3, Respire 1-2 Expire 1-2-3, Respire 1-2 Expire 1-2-3...5.5 km... La cadence est bonne... Respire 1-2 Expire 1-2-3...
Et ainsi de suite! Après une quinzaine de minutes, c'est très rare que je pense encore à quelque chose qui me chicote. Je suis passée, sans m'en rendre compte, en mode observation (et en mode mathématiques, ça je ne m'en sors pas, voir un billet précédent!) et, au fil des kilomètres, mon cerveau va passer au stade, infiniment plus agréable et quasi-médidatif du "ici-et-maintenant". Je ne pense qu'à mettre un pied devant l'autre, à respirer, et je suis bien.
Quand on atteint ça et après la course, c'est impossible de mal filer!
Je vois souvent des items pour coureurs avec le slogan "Running : Cheaper than therapy". Je ne sais pas si je considère que la course est ma thérapie mais je dois tout de même me rendre à l'évidence et admettre que la stabilité de ce qu'il y a entre mes deux oreilles est fort probablement influencée positivement par la quantité de kilomètres d'asphalte que je dévore. Ces temps-ci, je me compare beaucoup, côté équilibre mental... Et franchement, je suis assez fière de moi. En fait, je crois que c'est ça, le bénéfice numéro 1 de la course. La fierté. Je suis fière de ce que j'accomplis, de chaque kilomètre que j'accumule, d'être aujourd'hui officiellement une marathonienne, et ça se répercute sur le reste de ma vie, parce que je suis fière de moi, de ce que je suis.
Alors donc, aujourd'hui, j'ai couru 10 km. Premier 10 km de 2013. Sous la pluie et il ne faisait vraiment pas très chaud... J'ai croisé des gens qui me regardaient avec l'air de penser que je devais vraiment aimer ça, la misère et j'ai croisé quelques coureurs qui, eux, affichaient le même sourire béat que j'affichais moi-même. Avouez, les coureurs! On est tous comme ça! 10 km quand il fait beau, c'est bien, mais on est tellement contents de pouvoir dire "Hey, j'l'ai fait!" quand on rentre après être sortis courir par un temps de canard!
Ouais... La course, ça rend fier de soi. Mais ça rend peut-être, un petit peu, intense... ;)
A+ les athlètes!
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