lundi 30 juillet 2012

Je commence à compter les dodos

Lundi 30 juillet. J'ai traversé sans trop de mal les 4 premières semaines de ma convalescence mais là, je commence à être vraiment tannée.

Je la vois, la fin de ma convalescence! Elle n'est plus très loin! Mais plus elle approche, plus j'ai hâte et plus j'ai hâte, plus les journées qui m'en séparent semblent interminables...

Depuis le début, je compte les jours...

Petite confidence : hier, j'ai couru!:) Bah... Rien d'extravagant, juste quelques pas, en jupe, avec une sandale dans l'autre pied... (J'étais pressée parce qu'avec Denis, on s'en allait faire une blague plate à Alex... Sens des priorités oblige!!) C'était le fun!!!:) J'ai presque le goût de me risquer à une petite sortie de 1 ou 2 km... Pour l'instant, l'ange sur mon épaule est encore capable de me raisonner mais je soupçonne que le petit diable, de l'autre côté, va finir par avoir gain de cause...

J'ai tellement hâte de bouger! J'ai mal partout, à force d'être débalancée et d'avoir les deux pieds à des hauteurs différentes! Même ma botte commence à se briser! (Peut-être que j'aurais dû marcher un peu moins... Et peut-être un peu moins vite... Mais bon...)


Ça, c'est le calendrier qui est sur ma porte de bureau! Ça fait longtemps que je fais le décompte mais là, j'amorce le dernier droit!

Plus que 10 jours!

On se voit bientôt sur la piste, les athlètes!



***Update : suite à ce post, j'ai eu une mauvaise nouvelle, la fracture n'était pas complètement réparée et j'ai dû porter ma botte une semaine supplémentaire. J'ai aussi eu interdiction de courir avant septembre, sauf des toutes petites sorties. Je vous laisse imaginer l'air que j'avais le 8 août...

vendredi 20 juillet 2012

Convalescence : 50%

3 semaines, déjà, que je porte ma (très peu) séduisante botte de tension. 

C'est fou comme on s'habitue à tout... Autant j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps parce que je devrais arrêter de courir pour 6 semaines, autant aujourd'hui mon nouveau mode de vie sans course me semble normal. C'est très troublant d'avouer que je me porte bien même si j'ai perdu ce que je croyais être une condition sine qua non à mon existence. Je me suis même habituée à mettre ma botte chaque matin, je ne la sens même plus et la vois à peine!

Ça ne veut pas dire que je vais arrêter de courir, par contre!!! Oooooh non!

Ça me démange... Chaque fois que je marche, j'ai envie de m'élancer pour courir. J'ai même tenté quelques pas et c'était assez agréable:) (Ça, c'est entre vous et moi. Pas un mot au médecin!)

J'attends impatiemment de pouvoir sortir mes choses de course et mes sandales de pied gauche! Le 8 août, si vous croisez une fille qui court avec le sourire fendu jusqu'aux oreilles, ça sera sûrement moi!

Pour le marathon, je ne sais pas encore ce que je vais faire... Je vais voir comment se passe mon retour à la forme et je me ferai un nouvel échéancier.

C'est plus difficile d'alimenter un blogue de course quand on a un pied cassé. Quand même, aujourd'hui j'ai pensé partager avec vous quelques faits constatés dans ma convalescence jusqu'à maintenant :

- Porter une botte de tension est un moyen ultra efficace d'attirer l'attention. Cette attention se traduit la plupart du temps par des questions et des "Oooooooonh! Pauvre petite!!!" qui, on ne s'en cachera pas, font plaisir.

- Porter une botte de tension vous amène inévitablement à devoir écouter l'ensemble des blagues plates couramment acceptées. "Mademoiselle, vous avez oublié de mettre votre deuxième botte!!" "C'est pas la saison de ski!!!" "C'est tu une nouvelle mode?!" Ces blagues permettent aux comiques qui les disent de découvrir l'air que je fais quand je souris mais que, dans ma tête, je pense : "É-pais."

- Porter une botte de tension attire automatiquement le regard sur vos jambes et, comme vous êtes une coureuse et les avez particulièrement top canon, vous procure un succès rarement égalé auparavant.

- Porter une botte de tension est une excuse infaillible lorsque vous êtes tannée d'écouter quelqu'un qui vous parle et que vous êtes debout. Un petit "J'ai mal au pied" et le tour est joué. (Pas utilisée souvent, seulement en cas d'extrême urgence, promis.)

- Porter une botte de tension fait du bien aux pieds de coureuse qui étaient faits en ampoules! Je suis perplexe de voir apparaître de la surface de peau neuve et douce!

- Porter une botte de tension donne à la vraie fille que je suis une magnifique excuse pour magasiner sans culpabiliser. Quoi! Faut bien que je trouve des vêtements et des souliers droits qui matchent...

- Porter une botte de tension, c'est vraiment poche. Je veux courir!!!

Vivement le 8 août!:)

À+ les athlètes!

lundi 2 juillet 2012

Convalescence, jour 5

Premier billet de coureuse en convalescence, ça fait maintenant 5 jours que je porte ma botte de tension. Pour ceux qui se demandent ce que c'est, imaginez un plâtre mais amovible, fixé avec du velcro, en plastique et gros tissus de mousse noir. C'est d'un chic...

J'ai une fracture de stress aux os sésamoïdes, les petits os qui sont situés juste à la jonction des orteils, du côté gauche. Deux petits os cassés qui vont me valoir 6 semaines sans courir. La fracture est due à mon arche de pied, qui est très prononcé. Il m'aurait fallu des orthèses pour courir les longues distances. Le problème, c'est que personne ne va consulter pour voir s'il n'aurait pas besoin, par hasard, d'orthèses, quand il n'a pas de problème ni de douleur. Quand on consulte, c'est parce que ça fait mal. Par conséquent, c'est toujours trop tard.

Quand j'ai eu la nouvelle, je cherchais tous les moyens pour tricher... Je me disais que j'allais courir quand même, que ça ne faisait pas si mal que ça... Quand j'ai entendu les mots "Si tu continues à courir, il va se former de l'arthrose et il faudra que tu subisses une chirurgie", j'ai décidé de faire la fille sage et de mettre la botte.

J'ai pleuré... J'ai pleuré encore plus quand on m'a dit que le marathon, je devrais oublier ça pour septembre.

J'ai pris un petit peu de temps pour digérer le fait que mon mode de vie allait subir un changement complet pour les 6 prochaines semaines. Je vous l'ai écrit dans un billet précédent, j'ai besoin de courir. En ce moment, je me sens mal, je me sens privée de quelque chose de vital. C'est très dur à décrire comme sentiment... C'est beaucoup plus douloureux qu'un pied cassé.

Mais au fond, ça pourrait être pire, ça pourrait toujours être pire, alors on se console! Ce ne sera pas le marathon de Montréal mais ce sera un autre, plus tard. Je vais continuer de m'entraîner avec le même objectif, dès que je serai guérie!

En attendant, je vais continuer de vous donner quelques nouvelles sur mon blogue et de vous partager les trucs de course que je vais découvrir! Dès demain, je me pointe à la piscine et je vais y être pas mal dans les semaines à venir. Mercredi, je vois mon entraîneur au gym pour me faire un petit plan de musculation adapté! C'est pas vrai que je vais laisser mes muscles de béton se ramollir!!!

On garde le sourire!

A+ les athlètes!

jeudi 28 juin 2012

C'est brisé :(

Fracture des sésamoïdes dans mon pied gauche. Botte de tension et convalescence de six semaines.

:'(

Vous inquiétez pas, je vais rebondir et repartir dans six semaines. Ça va aller...

Mais pas aujourd'hui.

lundi 18 juin 2012

J'ai peut-être un petit peu mal à un pied...

Juste d'écrire ce titre, ça me déprime. Je ne suis pas de bonne humeur. J'ai mal au pied et la douleur persiste.

Ça a commencé les jours suivant le demi-marathon. Je ne pense pas que c'est dû à cette course-là mais toujours est-il que j'ai ressenti, mardi dernier, le début d'une douleur au gros orteil gauche. Comme si l'os était cassé... J'ai fait comme si rien n'était, j'ai couru quand même et je continue à courir quand même.

J'ai couru le 9 km trail à Brome en fin de semaine et je pense que j'ai placé mon pied un peu croche pour compenser ma douleur à l'orteil. Résultat, dimanche matin, je ne pouvais plus poser le pied gauche par terre. Depuis, ça s'est amélioré, grâce à mes nouveaux meilleurs amis, les anti-douleurs et le sac de glace. Mais ce n'est pas réglé, ça fait mal et je boitille. Curieusement, ça fait mal quand je cours mais c'est tout à fait tolérable. Marcher, c'est beaucoup plus douloureux.

S'il-vous-plait, ne me dites pas que je n'aurais pas dû courir le trail. Je le sais. Est-ce que je regrette ma course? Non, par exemple! C'était assez chouette et j'ai passé une belle journée à Brome. Bon, on va se dire les vraies affaires : Je suis pourrie pour ce genre de course. J'ai failli me casser la figure un million de fois, j'ai failli perdre mes souliers autant de fois en traversant des flaques de boue d'un pied de profondeur, j'ai eu chaud comme jamais dans ma vie mais c'était chouette. Le genre de trip qu'on fait une fois de temps en temps, pour dire qu'on l'a fait! Et je n'ai même pas fini en dernier et j'ai conservé ma marque de commerce, le sourire!:) Quand je suis arrivée, le commentateur a même dit : "Eeeet voiciiiiii Sarah Gariépy, dossard 510, qui termine sa course fièrement!!! Parlez-moi de ça, une coureuse qui passe le fil d'arrivée avec un grand sourire!!!"

Mais bon... Ce n'était pas sage de ma part. Ce n'était pas sage, non plus, d'aller courir une demi-heure, ce midi et non, ça ne sera pas plus sage d'aller faire mon heure de course prévue à l'entraînement demain.

Le problème, c'est que je ne peux pas arrêter. Je ne veux pas et je ne peux pas. Je ne suis pas capable. Je sais, vous allez dire que si je ne fais pas attention, je vais devoir arrêter pour vrai et pour longtemps et vous avez raison. Je me sens comme un enfant qui se cache sous les couvertures et qui se dit que, tant qu'il y restera, le monstre tapi dans l'obscurité ne pourra pas l'attraper. Peut-être que si je fais comme si la douleur n'existait pas, elle va s'en aller... J'ai un rendez-vous avec ma podiatre la semaine prochaine mais c'est uniquement parce que j'ai un entourage fort convaincant qui m'a, très peu subtilement, ordonné de consulter. Je ne veux pas y aller, j'ai peur qu'elle me prescrive du repos.

Quand j'ai commencé à courir, si j'avais ressenti le centième de la douleur que j'ai aujourd'hui, je me serais fait un devoir (et un plaisir, avouons-le) d'arrêter. Aujourd'hui, au lieu de m'inventer des excuses pour ne pas sortir courir, je m'en invente pour me permettre d'y aller. Comme quoi, y a jamais rien de parfait.

Let's go pour demain! Au fond, ça ne fait pas si mal que ça...!

A+ les durs à cuire!

lundi 11 juin 2012

1 h 57 min 22 sec

C'est le temps que j'ai fait au demi-marathon à Shawinigan hier! Je ne pense pas que vous pouvez imaginer à quel point je suis fière!

Vous le savez, j'avais peur. J'avais peur de manquer de jus au 15e kilomètre, de me faire mal, d'être fatiguée ou de trouver le temps long pour courir plus de deux heures pendant lesquelles je me demanderais quelle idée de fou j'ai eue...

J'ai appris hier que je devrais me faire davantage confiance. Je ne sais pas si toutes les prochaines courses vont aussi bien se passer, en fait oui, je sais que ça ne sera probablement pas le cas. Mais on s'en fout! Je suis bien entraînée, je suis disciplinée, je m'alimente bien et j'ai donc toutes les chances de mon côté pour que ça se passe majoritairement bien pour la suite!

Mais revenons-en à ma course d'hier... J'ai tu dit que je suis fière?

Ça courait bien, tout simplement! J'avais prévu de suivre mon collègue, Denis, qui faisait le lapin de 2 h, aussi longtemps que je pourrais, puis de ralentir si je ne pouvais plus suivre le rythme. (N.B.: Dans une course, un lapin, c'est une personne qui va courir la distance dans un temps précis et que vous pouvez suivre pour vous assurer d'une bonne allure pour réussir ce temps.) Ça courait tellement bien que je l'ai dépassé au 3ème kilomètre et que je suis restée devant toute la course!

J'avais couru un seul demi-marathon avant, en 2 h 13. Je me disais que 2 h 05, 2 h 10, vu que le parcours était difficile, ce serait super! Je rêvais du 2 h, sans trop oser...

Pour un demi-marathon en 2 heures, j'avais 40 minutes pour franchir chaque tranche de 7 km.

7 km. Je cours depuis un peu moins de 39 minutes. Ça va bien, ça va bien, j'ai un petit peu d'avance sur le temps prévu mais j'en aurai sûrement besoin plus tard si je manque d'énergie, ou pour une des nombreuses côtes. Je ne m'emballe pas trop.

14 km. Je cours depuis exactement 1 h 18. Oh!! Là on jase!!! Il me reste 42 minutes pour les 7 derniers kilomètres, ce qui fait que je peux courir à 6 min / km et finir en 2 h!!! 6 min, c'est une vitesse de petit jog lent, ça!!! Donc... Même si ça va mal, je vais l'avoir, mon 2 h!!! Euphorie!!!

Je me dis... Timidement... Je pourrais peut-être même faire 1 h 58... Puis je me dis : "Hey ambitionne pas... 2 h ça va déjà être beeeen beau!"

Et je continue, et je ne ressens jamais le besoin de ralentir, et je vois les kilomètres défiler, et ça ne me dérange pas parce que ça court bien, ça va bien, je suis fière de moi! Je dépasse plusieurs coureurs mais je ne me fais jamais redépasser parce que ma vitesse est hyper constante, ma motivation est à son comble!

Et j'arrive au fil d'arrivée en 1 h 57 min 22 sec, la tête haute, en pleine forme!

Je suis tellement fière de mon temps mais ce qui me rend le plus fière, c'est d'avoir couru toute la distance avec le sourire. Pas à bout de souffle, sans point, sans douleur!

Tout au long du parcours, j'ai remercié chaque personne qui nous encourageait, j'ai tapé dans la main de chaque enfant qui attendait, le bras tendu, le long de la route, j'ai dit merci à chaque personne qui m'a tendu un verre d'eau et j'ai gambadé sous l'eau devant la maison de chaque personne compatissante qui prêtait son boyau d'arrosage pour nous rafraîchir un brin!

J'ai donc doublement réussi, selon moi! Non seulement j'ai fait un chrono qui me réjouit mais je me suis prouvé que 21,1 km n'était plus une épreuve insurmontable pour mes petites jambes de nouilles!

Et vous savez quoi??? Aujourd'hui, je ne suis même pas un peu fatiguée! Rien pantoute, même pas un petit peu rackée!!:)

J'ai même eu une médaille! Si vous croisez une fille qui porte une médaille au cou, cette semaine, ça risque d'être moi! C'est tout juste si je l'ai enlevée pour dormir, hier... En fait, je l'ai juste enlevée parce que j'avais peur de froisser le ruban pendant mon sommeil...;)

Bonne nuit, les athlètes!

samedi 9 juin 2012

Inspirer. Expirer.

Nous sommes samedi soir, veille de mon deuxième demi-marathon. Vous vous doutez bien que je n'ai pas pu résister à la tentation d'apporter mon iPad et de vous écrire un petit billet pré-course!

J'ai le trac.

Je n'ai pas fermé l'oeil ou presque, la nuit dernière. J'ai des immenses papillons qui font la fête dans mon estomac. J'ai beau me dire que j'ai déjà couru un demi-marathon et que ça devrait bien aller demain parce que je suis mieux entraînée que je l'étais à ce moment-là, j'ai le trac.

Pourtant, le trac, ça me connaît! Toute petite, je jouais du piano, j'ai commencé à jouer sur scène lors de concerts et j'ai appris à apprivoiser le trac. Depuis mon premier concours à l'âge de 7 ans, je sais que je fonctionne bien sous pression.

Aujourd'hui, j'enseigne le piano et j'apprends à mes élèves comment gérer leur stress avant une performance importante. Je leur explique que le trac peut se manifester de manière positive et nous donner la petite poussée d'adrénaline, l'étincelle qui fait qu'on va livrer une performance mémorable! Je leur dis de respirer profondément, de se concentrer sur l'air qui entre et sort de leurs poumons.

S'ils me voyaient aujourd'hui... Je n'ai pas de problème pour la scène mais j'en ai encore beaucoup du côté des compétitions sportives!

Alors sur ce, je vais essayer d'aller dormir et je vais me concentrer sur ma respiration!

Souhaitez-moi bonne chance pour demain!

À+ les athlètes!

lundi 4 juin 2012

Mon premier marathon! Un chrono de... 1 semaine!;)

Je suis fière de moi aujourd'hui! Lors des 4 courses de la semaine qui vient de passer, j'ai parcouru une distance totale de 42,45 km, soit un peu plus de la distance du marathon!

Ce n'est peut-être pas grand chose pour certains d'entre vous... Même moi, des fois, il y a mon petit diable sur mon épaule qui me chuchote : "Ben là, arrête de t'en faire accroire! C'est presque rien, c'est à peine un peu plus de 10 km par sortie en moyenne..."

Il a un petit peu raison, en fait. C'est presque rien comparé à ce que je vais être appelée à courir dans les prochaines semaines. Mais c'est tellement un pas de géant par rapport à ce que j'étais capable de faire il n'y a pas si longtemps!!! Alors je suis fière!:) Je ne suis pas très rapide, je ne serai jamais une coureuse d'élite... Peu importe, je suis fière d'être capable de parcourir autant de kilomètres sur mes deux jambes et ça me suffit amplement!:)

Depuis le début du plan d'entraînement, je me suis améliorée en vitesse et en endurance. J'ai beaucoup amélioré ma foulée. Je suis fière que de plus en plus de gens me voient passer et me disent que je "cours bien"!

Pour ça, il faut que je dise merci aux gougounes de course! Et il faut que je vous en reparle un petit peu aujourd'hui. Grâce à ces seyantes semelles de caoutchouc lacées comme si je ne savais pas que je ne suis pas un gladiateur mais avec un cordon rose fluo, j'ai pris conscience d'une foule de petits détails sur la façon dont le pied doit toucher le sol. Notamment pour le talon, qui ne fait presque pas contact avec le sol lorsque je dépose le pied. La beauté de l'affaire c'est que, tout naturellement, j'ai reporté le geste que j'ai appris sur mes courses en espadrilles et que je suis donc beaucoup plus efficace dans toutes mes courses!

Parce que non, je ne cours pas encore de longues distances avec les gougounes! Je ne suis pas capable. Je fais des 5 minutes, une fois de temps en temps! L'autre jour, je me sentais prête, je me sentais d'attaque! Je suis sortie pour 15 minutes. Mauvaise idée!! Je ne sais pas ce que j'ai de déséquilibré mais j'en ai eu pour une semaine à avoir un point douloureux dans la fesse gauche! Comme quoi j'ai encore besoin de temps pour apprivoiser l'affaire...

Surtout que j'ai une nouvelle peur à ajouter à la liste... J'ai peur de me blesser. Je me rends compte à quel point, aujourd'hui, j'ai besoin de courir. À quel point c'est nécessaire à mon équilibre, autant physique qu'émotionnel. Donc, de miss Discipline, je dois devenir miss Prudence!

C'est peut-être pas une mauvaise chose, quand on y pense! Parce que j'ai plein d'idées pour des nouveaux challenges...:)

En plus, cette semaine, c'est le début de l'entraînement "spécifique", selon mon plan! Les 12 premières semaines étaient appelées "Mise en forme" A et B, me voilà maintenant dans la "Période spécifique C". En d'autres mots, ça veut dire que je vais devoir courir plus longtemps et plus vite.

Let's go!

A+ les athlètes!

mardi 29 mai 2012

J'ai peur

Ça m'a pris après mes deux mauvaises courses de la semaine dernière... La vraie peur.

Il faut dire que j'ai un bon potentiel de base de panique. J'ai peur et je m'inquiète pas mal tout le temps, pour pas mal tout. Peur de mal paraître, peur qu'il arrive malheur à mes proches, peur d'avoir mal, peur de faire une gaffe au travail, peur de faire des erreurs en général, peur qu'on ne m'aime pas, peur de finir mes jours toute seule... Et peur de ne pas réussir le marathon.

Je ne sais pas si vous me prenez pour une cinglée, tout à coup. Mais la peur fait partie de notre vie à tous, non?

La clé, je ne pense pas que c'est de ne pas avoir peur. Au contraire, avoir peur, dans une certaine mesure, je trouve que c'est être lucide face aux risques, aux dangers ou aux incertitudes. Avoir peur, c'est voir bien en face la réalité que rien ne va nous tomber tout cuit dans le bec et qu'il faut sans cesse se dépasser. La clé, donc, je pense que c'est d'accepter qu'on puisse parfois avoir peur et d'utiliser cette peur comme un moteur de motivation, sans jamais la laisser devenir un frein.

Ouais... C'est bien beau, ça. Maintenant, j'applique ça comment, pour le marathon?

J'en suis là, dans ma petite tête, cette semaine. J'essaie de trouver des façons de contourner ma peur. Courir 42,2 km, dans 4 mois, ça me fait peur.

Courir mon deuxième demi-marathon, le 10 juin, ça me fait peur. (Ah oui, je ne vous l'ai pas dit, j'ai décidé de courir le Demi-marathon des Pompiers de Shawinigan!)

Je n'ai aucune idée de comment j'ai pu réussir à courir un demi-marathon, en septembre dernier. Ça me semble tellement loin et improbable!

Si je n'avais pas eu peur quand je me suis donné l'objectif de courir mon premier marathon, je n'aurais pas commencé un plan d'entraînement rigoureux. Ça a ça de bon, ça me donne de la discipline! Et comme tout se passe très bien jusqu'à maintenant avec ce plan, hormis deux sorties moins agréables il y a quelque temps, je me dis que ça doit être un bon signe... Que j'ai un certain potentiel de réussite... J'ai des frissons quand je me dis que je vais peut-être y arriver! J'ai des sueurs froides quand je m'imagine abandonner au 30e km parce que mes jambes ne suivent plus...

Ces temps-ci, ça n'en prend pas beaucoup pour que le petit hamster, dans ma tête, s'emballe et enclenche le mode panique!

On touche du bois pour la suite des choses!

Je vous laisse avec un clip de circonstance!

A+ les athlètes!

P.S.: Pour terminer mon billet d'aujourd'hui, j'aimerais quand même vous dire que je suis assez contente parce que mes récentes courses se sont très bien passées! J'ai même battu mon record personnel sur 5 km dans le sentier!!! (Il est dur, le sentier!)

lundi 21 mai 2012

Fatiguée

Je ne sais pas si c'est parce que j'approche de la moitié de mon plan d'entraînement et que mon corps commence à trouver ça éprouvant, si c'est à cause de la fatigue et du stress que j'ai vécus récemment à cause du travail, ou bien simplement parce que j'ai perdu l'habitude de courir à la chaleur... Toujours est-il que mes deux dernières sorties ont été des flops.

Le samedi, c'est toujours ma pire course de la semaine. C'est paradoxal parce que c'est la plus courte mais le fait d'avoir ma semaine dans le corps, de m'être couchée tard la veille à cause de la radio, me donnent bien du mal.

Le dimanche, habituellement, ça va mieux, mais pas cette semaine. C'était la première fois que je courais et que j'ai eu peur pour ma santé. Trop fatiguée, les jambes lourdes, il faisait très chaud et je n'avais vraiment pas assez d'eau. À mi-parcours, j'avais déjà tout bu et je rêvais de boire absolument n'importe quoi qui aurait été glacé. J'avais la bouche tellement sèche et les lèvres qui me donnaient l'impression d'être en train de fondre. Et je me demandais vraiment comment j'allais faire pour rentrer... J'étais quand même à 6 km de chez moi!

Heureusement, j'ai trouvé un endroit pour remplir ma gourde et ça m'a permis de rentrer sans me dessécher, même si j'ai dû faire plusieurs pauses pour marcher parce que mes jambes refusaient, tout simplement, d'en donner plus.

C'est un peu humiliant, je vous avoue... Et choquant aussi. J'en voulais à mon corps de ne plus être capable d'avancer!

Des fois ça m'arrive, de me dire que je n'y arriverai pas mais je me pousse et, à l'arrivée, je suis fière de moi.

Dimanche, j'essayais de faire la même chose mais j'ai compris qu'il y a une grosse différence entre la démotivation passagère et les signaux que le corps envoie quand il en a assez. Connaître mes limites, je crois que c'est une étape que j'aurai à franchir dans les prochaines semaines.

Dimanche, je devais courir 70 minutes.

Ma sortie en à totalisé 68 et là-dessus, j'en ai marché au moins 5. Un flop.

Je suis déçue, j'essaie de me dire qu'il n'y a pas de mal à réduire un entraînement de quelques minutes quand on n'a plus d'énergie.

Plus facile à dire qu'à faire...

Bon courage les athlètes!